W, le Bush Trou

Que se passera-t-il le 5 décembre prochain?

Pour l’instant, cette date n’est que marquée sur l’agenda de quelques uns, politiciens américaisn et journalistes de tous bords et de tous pays, car le 5 décembre 2008 seront proclamés les résultats définitifs de l’élection présidentielle aux Etats-Unis d’Amérique… et la victoire du sénateur Obama?

Au jour d’aujourd’hui, tout laisse à penser que John Mc Cain, son adversaire Républicain n’a aucune chance, tant l’Obamania semble tout emporter sur son passage et tant le sénateur de l’Arizona a de la peine à trouver les failles qui font mouche auprès de l’opinion publique américaine. Société, économie, relations extérieures, le candidat Démocrate a réponse à tout… et ne commet pas de faux pas. Mieux, il séduit tant ses compatriotes qu’à l’étranger, son discours de Berlin devant 200 000 personnes fut un véritable triomphe.

A lui la gloire – avant même le verdict des urnes, mais à G.W. Bush le triste privilège de terminer son deuxième mandat, déjà commencé dans la douleur puisque ce n’est que six mois après son accession au fauteuil présidentiel que l’ex-sénateur du Texas a du faire face aux attentats du 11 septembre. L’histoire, du moins les documentaires historiques qui dans le futur retraceront cette période, retiendront que c’est de là que tout est parti. Les attentats, puis l’Afghanistan et la chute des Talibans, et enfin le bourbier Irakien dans lequel l’Amérique toute entière patauge et fait patauger la planète entière à force d’entêtement et de choix stratégiques discutables voire malhonnêtes (Halliburton, etc…).

Dans ce marasme, la lueur d’espoir s’appelle bien sûr Obama, celui qui sera l’homme du retrait des troupes en Irak, celui qui en fait sera l’homme qui détricotera patiemment tout ce que les deux mandatures Bush auront mis tant de temps à échafauder. Et c’est tant mieux tant un président américain en exercice n’avait été aussi mauvais. Mauvais avec l’Irak, mauvais avec Ben Laden, mauvais avec Katryna, mauvais avec les subprimes, mauvais avec le protocole de Kyoto, et enfin mauvais avec les négociations de l’OMC à Doha. Le président Bush ne voulait pas rester dans l’histoire comme le président qui céda sur le commerce mondial aux petits pays émergents. il préfère rester dans l’Histoire comme celui qui a fait de Bagdad un champ de ruines…

George Bush n’est pas à plaindre mais tout de même, que cela doit être dur de savoir que l’on est en train de vivre une fin de règne apocalyptique alors que le nom du sauveur est déjà connu et son nom sur toutes les lèvres! Que faire jusqu’au 5 décembre, et même jusqu’au 29 janvier 2009, date effective de la passation de pouvoir? Que faire à part essayer de sauver les apparences, se faire discret pour pouvoir s’éclipser en douce pour ne pas se retrouver un jour comme un Radovan Karadzic ou un Saddam Hussein, méconnaissables à l’aube de leurs procès? Encore une grosse tuile et c’est peut-être la fin de la dynastie Bush, un règlement de comptes à OK Corral entre un ex-Maître du Monde et son peuple, venu avec le goudron et les plumes réclamer justice. On ne le souhaite pas à nos amis Américains, mais aujourd’hui la terre a tremblé en Californie… et peut-être un peu aussi dans le bureau ovale…

Mais le 5 décembre c’est aussi l’anniversaire du boycott par Martin Luther King de la compagnie de bus qui a fait arrêter Rosa Parks pour ne pas avoir cédé sa place à un blanc (1955), c’est aussi l’anniversaire de la fin de la prohibition (1933), un bon jour donc diront certains, surtout s’ils sont noirs et tolérants, ce qui est le cas de notre ami Barack. Ca nous changera…

L’Irlande pas si à l’Ouest…

Parfois, il faut savoir interpréter un non comme un non qui veut dire oui… C’estpeut-être ce que s’est dit Nicolas Sarkozy qui a enfilé son costume – bien rôdé – de séducteur pour tâter le terrain, en vue de faire tout de même adopter le traité de Lisbonne, sans en avoir l’Eire…

Lancé sur sa dynamique Européenne depuis le premier jour de la présidence de la France, le Président Sarkozy joue sur du velours. Criant leur hostilité, les médias irlandais se sont ravisés. Il faut dire que Nicolas Sarkozy n’est pas venu faire la leçon. c’était plutôt lui le bon élève, attentif et à l’écoute de tous, c’est en tout cas ce que l’opinion publique irlandaise aura retenu. Et c’est plutôt bon signe pour la suite, car l’analogie avec la parade amoureuse est pleinement justifiée. Après avoir éconduit le galant, la belle fait mine de s’interesser à nouveau, et si le prétendant sait sur quelle corde jouer, elle ne pourra que baisser sa garde enfin et donner son baiser de consentement.

En tout cas cette épisode irlandais aura redonné confiance au président français, qui semble planer au-dessus de la mêmée européenne, tellement haut que la 16ème étape du Tour de France à laquelle il devait assister, finalement, il fera faux bond. Heureusement sinon on aurait encore attribué le succès des 2 Français arrivés en tête à Jeausiers à leur président bien-aimé. Même la réforme de la Constitution, il semble laisser Jack Lang s’attribuer à lui tout seul cette victoire. Alors quela France est en vacances, le Président bosse et marque des points. Il semble désormais intouchable, espérons que cela profite à l’UE dont les principaux acteurs semblent s’accomoder parfaitement de cette forme de « rupture ».

PAC: le grand défi de la gestion des ressources agricoles

Enfin, l’Union Européenne a mis un terme aux 10% de jachère obligatoire. Pour le simple citoyen qui voit le prix des denrées alimentaires sans cesse augmenter, c’est un soulagement, car cela signifie augmentation des capacités de production et donc baisse des prix. Il était temps. Ce n’est qu’un symbole, mais important à plus d’un titre. Premièrement la plupart des économies nationales de l’Union subissent un regain d’inflation, qui justifie en grande partie la politique d’Euro fort menée par la Banque Centrale Européenne. Deuxiémement, c’était un signal fort envoyé aux Eurosceptiques qui accusent la technocratie Bruxelloise de tous les maux, et notamment cette lourdeur qui freine toute réactivité des producteurs face aux exigences du marché.

Pour autant, la bataille n’est pas terminée, car c’est maintenant aux quotas qu’il convient de s’attaquer. Non pas les quotas de pêche, fixés davantage dans un souci de préservation des espèces, et qu’il n’est pas souhaitable de remettre en question, mais les quotas laitiers notamment qui brident notre agriculture, empêchent les producteurs de lait d’écouler davantage de leur liquide, qui s’avère de plus en plus précieux dans un monde où désormais les pays émergents prétendent eux aussi à une consommation occidentalisée, c’est-à-dire un approvisionnement par les circuits de distribution modernes: supermarchés, voire hypermarchés, comme c’est le cas pour l’enseigne Carrefour, solidement représentée en Chine.

Pour autant, la guerre des prix ne doit pas devenir une obsession, ou l’on risque de retomber dans les travers de l’agriculture intensive, qui avait été mise de côté pendant des années au profit d’une recherche de qualité optimale. En effet, beaucoup de producteurs se sachant limités quantitativement se sont préoccupés d’élaborer des produits de qualité, créant une tendance lourde dans le comportement des consommateurs: la recherche d’authenticité, et donc de goût, ainsi que le « bio », véritable achèvement de cette doctrine de la qualité ultime, l’aliment-médicament, ou du moins sans effet néfaste sur la santé.

Non, bien sûr, l’Europe ne devrait pas céder aux pressions du lobby pro-OGM, mais est-ce que la recherche de production de masse ne va pas relancer de vieux reflexes toujours bien ancrés dans les gènes de l’industrie agro-alimentaire? En ces périodes difficles pour les consommateurs, la tentation est en effet grande de voir un peu de poudre de perlimpimpin resurgir à nouveau et provoquer des scandales alimentaires d’un autre temps?

RIP Bronislaw Geremek

L’impressionante biographie de cet Européen convaincu aggrave le sentiment de tristesse largement partagé par ses compatriotes Polonais et tous ceux qui le connaissaient en dehors de son pays natal, et ils sont nombreux, tant cet infatigable apôtre de la Paix a oeuvré pour ses idées de par le monde.

Aujourd’hui barré par le « non Irlandais », la contruction européenne l’est aussi par l’indécision de son président qui refuse de ratifier le traité de Lisbonne. Dans ce contexte, Bronislaw Geremek aurait été un précieux médiateur pour débloquer la situation. Et l’on se rend compte que mis à part Lech Walesa, et feu Carol Wojtila (Jean-Paul II), peu de personnalités polonaises ont acquis une notoriété internationale. Les polonais les plus connus sont souvent des émigrés, l’exemple le plus récent étant le footballeur Lukas Podolski qui a lui-mêmeinscrit un but lors des phases finales de l’Euro avec l’équipe d’Allemagne contre le pays dont il est originaire! D’autres noms se terminant en « -ski » nous sont familiers, mais peu ont un passeport polonais: de Charles Bukowski à Monica Lewinski, de Charles Bronson, de son vrai nom Charles Dennis Buchinski à Roman Polanski, ces derniers sont tous de nationalité américaine. On comprend donc le désarroi du peuple polonais, d’autant que là il ne s’agit pas d’une personnalité qui serait « passée à l’ouest », mais bien d’un décès, de plus bien stupide puisqu’il s’agit d’un accident de voiture (et tout le monde sait que tous les accidents dela route sont stupides).

La nation polonais serait elle donc handicapée de ne pas pouvoir produire d’individus brillants? Peut-être. En tout cas, une chose est sûre, c’est que Bronislaw Geremek était un enfant du ghetto de Varsovie, un miraculé de la Shoah, et il y a fort à parier que parmi tous ces Juifs polonais, ainsi que toutes les victimes du Nazisme, puis du Communisme, beaucoup d’entre eux, s’ils avaient pu survivre, auraient accédé au pinnacle de la célébrité tant la Pologne regorgeait de talents de par le passé, de Copernic à Marie Curie en passant par Frédéric Chopin.

En réalisant cela, on se dit qu’après tout, Adolf Hitler a bien réussi sa sinistre tâche: débarasser l’Europe de ses Juifs. Même s’il en reste encore, nous sommes bien loin du compte si l’on fait une projection de la natalité des communautés juives au XXIe siècle si celles-ci n’avaient pas été victimes de ces persécutions honteuses et sanguinnaires. Du fond de sa tombe, le Führer en rit encore, et toujours.

De plus, la présence de forte minorités Juives en Pologne, tout comme en Allemagne et de tous les pays ainsi vidés de leur population juive, amenait la majorité à se poser la question du droit à la différence, en voyant dans cet Autre un alter ego qui ne partageait pas forcément sa religion ou sa culture, mais son amour de la patrie, très certainement. D’un côté une population majoritairement chrétienne et vivant de l’agriculture, de l’autre, des Juifs, exerçant le métier de commerçant, fonctionnaire, professions libérales diverses. Une explication de l’antisémisme rampant diront certains, une formidable opportunité d’apprendre à vivre ensemble pour les plus optimistes…

Alors que Juifs et Palestiniens se déchirent pour la Palestine, l’Europe essaye de jouer les arbitres, mais en proposant aux Juifs du monde entier de (re)venir s’installer dans les lieux d’où jadis d’autres Juifs furent sauvagement extirpés, en leur facilitant leur implantation, tout comme le fait l’Etat d’Israël pour ceux qui effectuent leur aliya. Ces facilités seraient accordées aussi bien aux ressortissants Israeliens qu’aux Juifs d’autres pays, et permettraient de renouer avec la structure et l’identité nationale de chaque pays telle qu’elle se serait naturellement constituée si la Solution Finale n’avait jamais existé.

Reste à convaincre les principaux interessés, notamment du bien fondé de cette initiative, en prenant garde qu’elle ne vienne heurter aucune sensibilité, mais si la preuve d’absence d’arrière pensée est clairement établie, c’est un premier pas vers le rétablissement d’un ordre naturel et un signe politique très fort en direction de tous ceux qui, malgré les menaces de poursuites par la justice internationale, pensent encore que ce que le nettoyage ethnique produit comme effet, l’Histoire ne peut le réparer.

Le Saint-Siège sur Ground Zero

Le Saint Siège, lieu où réside la Papauté est actuellement situé à Rome, dans l’état souverain du Vatican, enclave concédée par l’Etat Italien selon les termes de l’accord de Latran. Mais rien – dans le livre de référence de l’Eglise Catholique, la Bible – rien donc n’empêche le Saint Siège d’être déplacé ailleurs. Ce fut d’ailleurs le cas lorsque le Roi de France Philippe le Bel amena le Pape en France, en Avignon.

Rome fut choisie au départ par l’apôtre Pierre car c’était la capitale de l’Empire qui règnait sur le monde connu. Pour diffuser la bonne parole, il fallait être au coeur de la civilisation. D’autres apôtres évangèlisèrent un peu partout, d’Ephèse à Antioche, d’Athènes à Corinthe, dans tous les lieux qui comptaient intellectuellement et politiquement, mais Rome était la forteresse ultime, là où l’enseignement de Jesus de Nazareth prenait tout son sens, dans un monde à la fois brillant mais corrompu par le pouvoir et l’argent.

Aujourd’hui, Rome est toujours une capitale importante, mais surotut à cause de la présence de nombre d’édiles et de religieux de tous horizons qui en font incontestablement une capitale mondiale de la spiritualité, de la connaissance et des Arts si l’on ajoute à la présence depuis des sièces du pape en exercice, l’héritage romain, puis celui de la Renaissance et de la politique italienne en général puisque Rome est aussi la capitale politique de l’Italie.

Mais même en italie, des villes comme Milan, Turin ou encore Florence, Venise, Gênes, Sienne, Pïse, Bologne, Naples, Parme, etc. concurrencent Rome l’éternelle de plus en plus, et la ville sature: pollution, transport, logement, à l’instar d’autres grandes métropoles méditerannéenes, Rome est au bord de l’asphixie.

Or aujourd’hui le combat pour l’évangélisation des masses n’est plus le même que celui que menait Pierre au temps des premiers chrétiens. Il n’est plus le même non plus qu’il y a encore un siècle lorsque les Pères blancs accompagnaient la colonisation des territoires inexplorés d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine. Aujourd’hui le combat est ailleurs. Il ne s’agit pas de faire du prosélytisme, mais c’est un constat que chaque citoyen laïque peut faire: l’émergence des sectes pose un problème grave dans de nombreux pays. Même si la liberté de culte doit être respectée, les charlatans profiant de la naïveté de certains tirent des profits honteux du commerce des âmes. Dans ce combat, l’Eglise catholique, tout comme les églises protestantes, l’Islam et le Judaïsme modéré, a un rôle à jouer. Or ce n’est pas en Italie que les dérives sectaires sont le plus à craindre, le pays étant catholique à plus de 90% et ce n’est pas le denier du culte, quelques pièces dans un panier au moment de la quête du dimanche qui viendront fragiliser les finances de familles modestes.

Les yeux se tournent irrémédiablement vers les Etats-Unis, ce nouveau continent où la liberté est le maître mot – et tant mieux – mais où toutes sortes de pratiques immorales se développent et notamment dans le domaine qui nous interesse parlant de religion: les dérives sectaires. Scientologie, David Koresh et avant lui Charles Manson, sans compter des myriades de petites « Ã©glises » qui auraient parfois bien besoin de replacer leurs approches contestables dans un contexte théologique plus proche des vérités bibliques. Non pas que l’exégèse catholique soit le dogme unique, mais la confrontation de certaines idées avec celles de l’Eglise catholique, et notamment une Eglise catholique emmenée par un imminent théologien de formation, permettrait de relever le niveau du débat inter-religieux. En tout cas, si l’Eglise Catholique voulait sonner le rappel des troupes, nul doute que l’Amérique du Nord doit être la cible prioritaire.

Or le 21 septembre 2001, un évènement est venu semer le trouble dans les esprits, tant il fut ignoble dans son exécution et brutal dans son résultat. Il s’agit bien sûr de l’attentat du World Trade Center, qui a réduit en cendres les tours jumelles les plus hautes de Manhattan, véritable symbole de l’occident. Un message sans équivoque de la part de ceux qui se disent etre dictés par la Foi.

Alors quel symbole éclatant ce serait si des ruines des Twin Towers émergeait un lieu unique prêt à accueillir le Saint Siège des siècles à venir, entre Wall Street et le siège de l’Onu, face à la statue de la Liberté, qui éclaire le monde et dont les premiers rayons inonderaient la Cité Papale.

Pour les modalités, l’entente cordiale entre Benoît XVI, Silvio Berlusconi et George W. Bush permettrait d’effectuer un déménagement dnas lesmeilleurs conditions. Pour les modalités, le Saint-Siège pourrait vendre quelques acquis afin de racheter le terrain, l’Italie récupère la colline du Vatican pour y installler pourquoi pas le siège de la future Union pour la Méditerrannée (quel symbole!). Bref, tout le monde est content y compris les gardes Suisses qui pourraient en profiter pour adopter une tenue un peu plus contemporaine, en empruntant quelsques éléments du policeman du NYPD.

Bon, y a du boulot, mais pas d’obstacle majeur. Alors à quand le changement d’adresse?

 

Union Pour la Méditerannée: entre mer et continent

Voilà bien qui pourrait justifier la création d’un tel ensemble politique, alors qu’un autre ensemble chevauche déjà très largement ce nouveau projet: l’Union européenne est avant tout un ensemble continental, une réalité telement terrestre que c’est très certainement cet aspect du concept qui doit échapper à nois voisins Britanniques depuis son lancement…

Face à ce mastodonte de terre ferme, seul un espace maritime pouvait justifier la contruction d’un ensemble parallèle. Cependant, on notera que dans l’expression « eaux territoriales » on retrouve la notion de « terre ». Ce paradoxe est en effet à la source du conflit d’intérêts généré par l’Union Pour la Méditerrannée, car les décisions concernant les eaux d’un pas sont prises à terre, et qu’elles fussent prises en mer à bord d’une embarcation adéquate ne change rien à l’affaire: c’est le monde terrien qui régit le monde marin, avec tout ce que cela comporte d’incidences en termes d’environnement. Or c’est avant tout la préservation de cet eco-système, la première mer à avoir fait l’objet d’une exploitation intensive depuis maintenant plus de quatre millénaires, qui est en jeu.

Mais devant les antagonismes des uns et des autres, la prise de conscience environnementale prendra-t-elle le pas? Peut-on parler d’union lorsqu’à la table les démocraties cotoient les dictatures? Peut-on décemment attribuer le siège de l’UPM à Tunis alors que le président Ben Ali est régulièrement épinglé pour des entorses notoires aux Droits de l’Homme?

Pour les pessimistes, ce projet est mort-né: trop de dissensions dès le départ, internes et externes, pas assez de volonté des uns et des autres, mais pour d’autres, le jeu en vaut la chandelle. La façon dont la Syrie est rentrée dans le jeu diplomatique en est l’exemple parfait. Alors pour mettre tout lemonde d’accord sur le choix de la capitale, pourquoi ne pas utiliser une plate-forme off-shore, plantée au milieu des eaux internationaleset cité modèle en termes d’écologie, d’organisation et d’architecture? Le projet fou d’unir ces pays aux antagonismes parfois séculaires est sur le point d’aboutir, alors pourquoi pas celui-là?

D’ailleurs cette cité imaginaire, au mileu des flots ne rappelle-t-elle pas un mythe associé à l’histoire antique de la civislisation méditérannéenne, celui de l’Atlantide? Nicolas Sarkozy serait-donc le Neptune qui ferair ressortir des abysses l’antique cité décrite par Platon? Une chimère bien platonique en somme, mais les plus grandes réalisations humaines n’ont-elles pas été des rêves au départ? En attendant, souhaitons que le dynamisme du Chef de l’Etat français, ne fasse pas de cette idée un nouveau serpent de mer…

Bourse: à qui profite la crise?

La chute libre des indices boursiers entraîne dans son sillage l’épargne de millions d’Européens, placée dans des produits financiers, tels que le PEA en France. Bien loin des Hedge Funds américains, ces produits se voulaient sûrs, car la leçon de la bulle Internet avit été bien apprise. De même, le boursicoteur avisé se devait de se constituer un fonds de portefeuille avec des valeurs dites défensives, sur lesquelles – pensait-on jusque là – les risques étaient limités. Limités, mais existants, et la pression baissière a fini par s’engoufrer quasiment partout.

Ceux qui avaient ainsi souscrit à l’ouverture du capital de Natixis, constitué de deux poids lourds de la banque française, Caisse d’Epargne et Banque Populaire, ont vu leur capital fondre de moitié, voire des deux tiers, suite à la crise des sub-primes, et ce n’est peut-être pas encore fini. Aujourd’hui, les pouvoirs publics, et notamment l’Europe, cherche à moraliser les pratiques des grands établissements bancaires, et notamment les agences de notation, ainsi que le trading, suite à l’affaire Kerviel. Mais est-ce que tout cela sera suffisant? Vers où allons-nous si comme le laissent penser certains analystes, le spectre du krach, du vrai, est en vue?

Dans une crise boursière, s’il y a des perdants, il y a aussi des gagnants. Régulièrement montrés du doigt mais finalement jamais clairement identifiés, il sont de 2 sortes principalement: ceux qui spéculent à la baisse, et ceux qui spéculent sur la hausse des matières premières. Des spéculateurs donc. Or pour faire partie de ce cercle très fermé, il faut deux qualités indispensables: l’absence de morale et surtout la connaissance parfaite des mécanismes boursiers, qui échappent encore à la grande majorité des petits épargnants, qui au fianl se retrouve comme souvent le dindon de la farce.

Le problème est que si la crise se prolonge, et le marché actions finit par lasser les épargnants, ce sont les entreprises – et donc la croissance – qui en pâtira, car la bourse est avant tout un moyen pour les entreprises de lever des fonds qui permettront de financer les investissements et d’assurer le futur de leurs activités. De plus, le système bancaire fortement éprouvé par la crise financière n’offre plus autant de facilités de crédit que par le passé. Mais d’un autre côté, il leur faudra bien à nouveau exercer la fonction principale de leur métier, à savoir prêter de l’argent si elles veulent retrouver un volume d’affaires satisfaisant.

Or dans un tel contexte de marasme boursier, la lueur d’espoir vient justement de grands manoeuvres qui pourraient avoir lieu dans les semaines et les mois à venir, à savoir la reprise d’une concentration dans tous les secteurs. C’est en effet lorsque les entreprises cotées sont valorisées au plus bas que les grandes stratégies peuvent se mettre en place. Ainsi Citigroup vient-il d’annoncer la cession de sa filiale allemande au Crédit Mutuel. Et d’autres annonces de ce type pourraient suivre. Tout n’est donc pas perdu pour tout le monde, mais dans ce petit jeu, il y aura encore des gagnants et des perdants. Des gagnants comme les actionnaires de Yahoo qui ont vu leur action grimper de presque 50% en une séance après l’annonce de Microsoft d’un éventuel rachat, ou des perdants comme ceux qui auraient placé leurs économies dans des sociétés dont l’avenir paraît de plus en plus incertain, victime directe ou indirecte de la hausse des matières premières. Ainsi Trigano le fabricant français de camping cars a vu son action chuter très sévèrement sur fond de baisse des ventes, ce type de véhicule étant de moins en moins prisé par les consommateurs dont le budget transport ne cesse d’être grignoté par le prix des carburants à la pompe. Pour autant rien n’est joué, puisque le mérite de la crise énergétique est très certainement la mobilisation des industriels en faveur de solutions de motorisations alternatives. Mais une fois la bonne technologie trouvée et les plans de fabrication élaborés, ou trouveront les contructeurs automobiles les financements pour ces gigantesques investissements? Les pays émergents auront-ils les structures necessaires pour permettre une production délocalisée? Le moteur à explosion n’ajamais aussi bien porté son nom…

Nicolas Sarkozy, père de l’Europe?

La prestation du Chef de l’Etat Français a été salué par tous, du moins sur la forme. Cet enthousiasme qui s’est dégagé tout au long de son discours, son apparente détermination, notamment sur le cas de la Pologne, a été un signe fort. Fort de l’engagement du Président de la République Française pour avancer. La stratégie est la même que lors des élections présidentielles de 2007 en France: créer une dynamique, donner des signes d’ouverture, bref créer les conditions du dialogue et de la négociation, pour mieux prendre les décisions, quitte à créer du mécontentement, mais pouvoir enfin se dire qu’on a fait avancer le schmilblick.

Car l’Europe, à l’aube de la Présidence française, un sacré schmilblick, avec notamment le « non » irlandais, et le blocage des institutions qui en découle. Mais le nouveau Président du Conseil l’a rappellé, ainsi que le Président de la Commission José Manuel Barroso, des élections législatives européennes auront lieu en juin 2009, et il sera impératif de donner une perspective claire aux électeurs, quant aux conséquences que pourraient avoir ces élections sur le fonctionnement de la Maison Europe. Autrement dit, il vaudrait mieux changer les règles du jeu avant de convoquer un nouveau Parlement Européen, et permettre également aux partis de se positionner dans la future organisation des 27 Etats membres.

A n’en pas douter, s’il réussit ce pari-là, Nicolas Sarkozy engrengera une grande victoire politique. Les chances pour qu’il y parvienne existent, et il peut notamment compter sur un Parlement particulièrement ouvert d’esprit, en témoigne la courtoisie des échanges avec des euro-députés de gauche (il a même invité – en plaisantant – le Président des députés Socialistes Européens à le rejoindre, puisqu’il avait déjà un socialiste à ses côtés, en désignant Bernard Kouchner).

Bien loin des querelles politico-politiciennes franco-françaises, Nicolas Sarkozy peut donc esperer que cet état de grâce soit plus long que cleui accordé par les Français après son accès à l’Elysée. La récente libération d’Ingrid Bétancourt ne fait que renforcer sa crédibilité, car on sait certains voisins européens, notamment – et surtout – les allemands, très sceptiques face à la méthode Sarkozy. Il est vrai qu’avec une telle personnalité (sans compter celle de son épouse), il ringardise copieusement la chancelière allemande, qui, en cas de succès de son homologue français, devrait de plus en plus souffrir de la comparaison.

L’Allemagne attendra donc la fin de la présidence française pour faire les comptes, notamment sur le paquet Energie-climat, dont le Président français a fait la priorité absolue. En attendant, Daniel Cohn-Bendit a ouvert les hostilités sur le thème des JO de Pékin, reprochant à Nicolas Sarkozy sa présence à la cérémonie d’ouverture. Pour autant, tout l’hémicycle s’est montré bienveillant pour les débus de la présidence française. il est vrai aussi qu’avec un peu d’objectivité, on ne voit pas pour l’instant de meilleur homme providentiel que Nicolas Sarkozy pour relancer la construction européene.

Alors à quand la « monnetisation »?

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